Le plus difficiles

Gustave Flaubert refusait toute affabulation romanesque et centrale. Il voulait la vie au jour le jour, telle qu’elle se présente, avec sa suite continue de petits incidents vulgaires, qui finissent par en faire un drame compliqué et redoutable. Pas d’épisodes préparés de longue main, mais l’apparent décousu des faits, le train-train ordinaire des événements, les personnages se rencontrant, puis se perdant et se rencontrant de nouveau, jusqu’à ce qu’ils aient dit leur dernier mot: rien que des figures de passants se bousculant sur un trottoir. C’était là une des conceptions les plus originales, les plus audacieuses, les plus difficiles à réaliser qu’ait tentées notre littérature.

(E. Zola, Gustave Flaubert, in Les Romanciers naturalistes, Paris, Charpentier, 1910, pp. 146-147)

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